Pricing : un début d’année très contrasté

Pricing : un début d’année très contrasté

Si nous nous attendions à un recul du dynamisme des prix après une période de fêtes très animée sur ce plan, nous n’imaginions pas un tel coup d’arrêt. En effet, après avoir atteint 58 en janvier, soit le niveau est le plus bas que nous ayons enregistré depuis sa création en novembre 2016, l’indice DPI global a encore chuté pour s’établir à 55 en février. Nous allons voir que cette chute brutale est essentiellement due à deux enseignes.

Comme souvent, Amazon se maintient à un niveau remarquablement stable et élevé avec un indice de 85 pour janvier et 84 pour février, grâce à une fréquence de repricing de près de 5. La part du catalogue repricée a toutefois légèrement chuté, passant de 73% en décembre à 69% en janvier puis 67% en février. Boulanger a tenu le choc avec un indice de 35 en janvier, qui s’explique par le fait qu’une part assez importante de son catalogue a été repricée : 22 %. Son DPI a cependant rechuté à 27 en février, essentiellement du fait d’une diminution du pourcentage des produits repricés ce mois-ci et d’une moindre amplitude des changements de prix.

DPI février 2018
Bien qu’ils se situent dans leurs fourchettes basses, les DPI de Darty et de la FNAC sont restés relativement stables avec des indices respectifs de 19 et 34 en janvier puis 17 et 34 en février.

L’indice de Rue du Commerce a quant à lui fait les montagnes russes : après avoir baissé de plus de 20% en janvier, tout en se maintenant à un niveau élevé de 50, il est reparti en forte hausse en février pour retrouver un niveau proche de celui de décembre, à 61. C’est là encore la forte variation de la part du catalogue repricée qui a le plus influencé l’indice : de 56% en décembre, elle n’était plus que de 42% en janvier, avant de remonter à 61% en février.

DPI janvier 2018

Mais le fait marquant de ce début d’année 2018 est la véritable dégringolade du DPI de Cdiscount, qui a chuté à 38 en janvier après avoir atteint un niveau record de 61 en décembre. Cette forte baisse s’explique par une diminution significative du pourcentage des produits dont les prix ont été modifiés en janvier : s’il était de 54% en décembre 2017, il n’est plus que de 16% en janvier 2018. Son DPI a légèrement crû en février, à 42, mais pas suffisamment pour compenser la chute vertigineuse du mois précédent.

Catégorie Jouets

Il est intéressant de remettre un coup de projecteur sur la catégorie des jouets, qui a fait l’objet d’efforts significatifs de la part des vendeurs sur les mois précédant les fêtes de fin d’année.

Sans surprise, Amazon reste à un niveau très élevé avec un DPI de 85 pour janvier et 84 pour février sur cette catégorie, la Fnac tenant également son rang avec un DPI de 39 pour janvier et 43 pour février. C’est aussi le cas de Cdiscount qui est resté étonnamment dynamique sur cette catégorie avec un indice de 43 pour janvier et même 49 sur février, alors même que son indice global chutait lourdement sur les premiers mois de 2018.

Dans cette catégorie stratégique pour les enseignes, c’est le DPI de Rue du Commerce qui connaît la baisse la plus nette : il a été purement et simplement divisé par 2 entre décembre 2017 et janvier 2018. La part du catalogue repricée subit un véritable effondrement, et n’est plus que de 25% en janvier contre 65% en décembre 2017. Un redressement s’est toutefois opéré en février, l’indice remontant à 57 grâce à une très forte hausse du pourcentage de produits repricés, qui s’élève à 72% pour février. On peut donc en déduire que si le travail sur le prix des jouets n’était plus prioritaire pour l’enseigne juste après le rush des cadeaux de Noël, il l’est redevenu en février.

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