Grande distribution : accompagner la transformation des Drives

Drives et grande distributionEn septembre 2017, nous avons assisté à l’événement “Les ateliers du Drive” organisé conjointement par le magazine Linéaires et les éditions Dauvers.

Une tendance nette s’est dessinée au long des conférences, c’est la transformation profonde en cours de la supply chain des drives. Avec des parts de marché en croissance continue, les drives doivent servir toujours plus de clients et la concurrence entre les enseignes se joue sur trois terrains principaux : le prix, la ponctualité et le fait de livrer des commandes complètes, sans manques ni erreurs.

La pression qui s’exerce dans ces trois directions se traduit par une évolution de la supply chain qui sert les drives, avec le besoin pour les enseignes de développer des solutions qui leur permettent d’améliorer leurs marges (considérant que la règle est d’avoir les mêmes prix en drive et en magasin, ce n’est pas un levier qu’on peut actionner spécifiquement pour ce canal), de prédire plus finement quand la commande sera disponible et de gérer leurs stocks de façon à garantir au client qu’aucun produit de sa commande ne sera manquant.

Picking vs. plate-forme de préparation

Depuis la création des premiers drives et encore aujourd’hui, la méthode dominante pour la préparation de commandes est le picking magasin, c’est à dire que la commande est préparée par des employés de l’hyper dont dépend le drive allant chercher dans la réserve ou dans les rayons les produits demandés. L’avantage de cette méthode est qu’il est relativement facile de créer un service drive en s’appuyant sur un hyper déjà existant, mais elle a aussi plusieurs inconvénients :

  • Elle est coûteuse en temps et en personnel lorsqu’il faut aller chercher les produits en rayon.
  • Des produits présentés comme disponible sur le site ne sont parfois plus en rayon au moment de préparer la commande, ce qui entraîne des commandes incomplètes.
  • La quasi-totalité de l’activité des drive se concentre à la sortie des bureaux, entre 17h et 20h. Pouvoir délivrer toutes les commandes sur cette tranche horaire étroite reste un défi.

Pour pallier ces inconvénients et accompagner la croissance des drives, les enseignes adoptent donc de plus en plus un autre modèle où les commandes sont préparées dans des plates-formes logistiques adaptées puis livrées ensuite sur le site du drive, chaque entrepôt de préparation alimentant typiquement plusieurs drives (et, généralement, aussi plusieurs magasins classiques). Cette méthode a plusieurs avantages :

  • La préparation des commandes en entrepôt demande moins de temps-homme, les lieux étant bien mieux adaptés à cela que les rayons d’un hypermarché.
  • Pour la même raison, les pics de commandes y sont -relativement- plus faciles à gérer.
  • La gestion des stocks est plus fine, les plates-formes logistiques dédiées ont en effet généralement une vision plus précise de la disponibilité des produits sur leurs étagères.
  • Il est possible de créer des drives dans de simple supermarchés sans être limité par l’assortiment plus réduit, voire dans des implantations dédiées, sans magasin adjacent.

C’est sur cette organisation que Carrefour par exemple a choisi de miser pour le développement de son drive. Arrivée plus tard que ses concurrents sur ce domaine, Carrefour veut passer directement au niveau supérieur de maturité avec des drives organisés autour de “Plateformes de Préparation de Commandes”, ou PPC, des entrepôts entièrement dédiés au service des drives d’une région entière. Pour promouvoir ce modèle, actuellement en cours de test dans la région lyonnaise, l’enseigne offre même à ses clients une garantie “zéro produits manquants”.

La transition des drives d’un modèle de picking en magasin vers un modèle de préparation des colis en entrepôt est donc un enjeu important pour les hypers, autant pour préserver leurs marges (grâce à des modes de préparation des commandes moins gourmands en temps) que pour satisfaire leurs clients avec des commandes ponctuelles et complètes.

L’exigence d’une gestion plus fine de la logistique

Cette nouvelle organisation est toutefois plus complexe au niveau logistique, exigeant une gestion beaucoup plus fine du temps, des stocks et des livraisons. Les enseignes qui veulent jouer à plein cette carte pour leurs drives vont devoir renforcer leurs capacités de planning et leur réactivité, à la fois pour serrer au maximum les délais de préparation des commandes et pour gérer au plus près, en temps réel, l’état des stocks en entrepôts.

Notre solution Tour de Contrôle supply chain a beaucoup d’atouts à faire valoir dans ce contexte. La plateforme ActiveViam est en effet conçue pour anticiper les besoins, signaler les risques de pénuries avant qu’elles ne se concrétisent et suivre en temps réel le cheminement des marchandises, par groupes ou à l’unité – ici une unité serait un colis -, depuis la commande en ligne et à travers chaque étape de sa préparation et jusqu’à la remise au client.

Dans le contexte d’un drive, les bénéfices sont clairs :

  • Une vision des stocks au niveau le plus granulaire, pour éviter tout risque de commande incomplète.
  • Les gestion des transports capable d’optimiser au plus juste le remplissage des camions tout en respectant la ponctualité de chaque commande
  • Des tableaux de bords analytique précis et flexible pour optimiser l’activité et déceler des marges de progression ou des opportunités de croissance.

Tous ces éléments permettent de serrer les coûts, sans dégrader la qualité de service ni mettre en danger la satisfaction des clients.

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